Jean T.

https://lecturesdereves.wordpress.com/

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Comment passer d'une société de l'avoir à une société du bien être

Éditions Les Liens qui libèrent

21,50
Conseillé par (Libraire)
27 avril 2013

Le bonheur est possible

La société de consommation est la responsable de tous nos maux. L'auteur s'appuie sur de nombreuses études pour montrer que, depuis une cinquantaine d'années, la croissance ne rend plus l'homme heureux. Au contraire, elle crée une pauvreté relationnelle que nous cherchons à combler en consommant plus. Nous sommes dans une période de NEG, de "Croissance endogène négative", qui se caractérise par "des biens libres et gratuits qu'on ne peut acheter mais qui sont indispensables au bien-être", "par une économie qui possède de grandes capacités à fournir des substituts coûteux aux biens libres", "par une croissance économique qui réduit la disponibilité des biens libres". Selon cette conception, la croissance se nourrit de sa propre destruction...

L'auteur identifie les médias, la publicité, la finance trop puissante comme responsables de la croyance en la croissance comme solution à notre recherche de bonheur. Pourtant, "les objets n'aiment pas".

Il existe des solutions. Non pas la décroissance à laquelle l'auteur ne croit pas, même si elle détruirait la propension à consommer. C'est par une qualité de vie relationnelle que la vie peut s'améliorer. Stefano Bartolini présente plusieurs orientations à mettre en œuvre dans les domaines de la ville, de l'école, de la santé, de la l'organisation du travail et de l'entreprise...
Un ouvrage accessible à tous, de lecture aisée, qui incite à jeter un regard critique sur une société consumériste tout en légitimant l'espoir d'une société meilleure, plus juste et plus humaine.

Conseillé par (Libraire)
19 avril 2013

L'économiste qui dérange Bercy

Ce livre propose une analyse originale de la crise financière et économique qui ébranle le monde; Il accuse les marchés financiers de "mensonge structurel", souligne leur responsabilité. Il suggère la prise de tutelle de la BCE par les Etats,. Il en appelle à plus de pouvoir politique sur l'économie, à plus de fédéralisme européen, à la transformation de la monnaie unique en monnaie commune, à une Europe des biens communs.
Si ce livre semble réservé aux chrétiens, il n'en est rien.

C'est une vraie analyse économique qui, à la fin de l'ouvrage est située dans une éthique chrétienne. Le texte est limpide, très pédagogique, même dans quelques passages plus ardus.
Pour comprendre le fonctionnement des marchés, leur puissance, les scandales affichés et cachés, bref, pour comprendre notre économie et la finance dans leur état actuel, c'est un très bon ouvrage.

Précision : Cette nouvelle édition est revue et augmentée. Elle prend en compte l’actualité et les décisions prises depuis sa publication en octobre 2012.

Liana Levi

18,00
Conseillé par (Libraire)
1 avril 2013

La rédaction de ce livre a été terminée en 1987. Il a été publié en Italie en 1994, après que plus de cinquante éditeurs l'aient refusé et un sévère remaniement.
Le récit est celui d'un ouvrier, un vrai, qui a travaillé plus de trente ans en usine. Il connaît bien ce monde, son fonctionnement, des camarades, ses moeurs -pourrait-on dire.

Le récit relate l'action de Benassa, le secrétaire de la section syndicale de Supercavi, une usine de câbles. C'est un vrai leader, fougueux, un tribun, un homme constamment actif. La fatigue se faisant cependant sentier, le chef du personnel saisit l'opportunité de l'éloigner de l'usine en lui proposant d'en écrire l'histoire, chez lui, avec un salaire élevé.
Le récit fait retour sur les années 1970, sur la crise, la victoire contre une fermeture dans les années 1980, et les désillusions qui s'en suivirent.
Pennacchi décrit un monde ouvrier au moment où il devient la proie du capitalisme qui se mondialise et devient financier. En narrant la vie et l'ambiance des ateliers, il dépeint un monde ouvrier qui s'éteint, "comme els mammouths". C'est un témoignage passionnant et émouvant d'un monde dont la fin annoncée est toujours d'une triste actualité.
Indsipensable pour qui veut jeter un regard interrogateur, critique ou décalé sur le prétendu progrès de montre monde civilisé et évolué du 21e siècle.

Les racines de l'engagement

Stock

23,00
Conseillé par (Libraire)
17 mars 2013

"La lettre perdue" est un ouvrage intéressant en ce qu'il permet de découvrir que la richesse humaine de l'homme public qu'est martin Hirsch ne se limite pas à la présidence d'Emmaus et à la création du RSA. Il nous fait apparaître la stature de l'homme, sa sensibilité, sa volonté, son engagement en faveur de la justice sociale et de l'égalité républicaine, un homme libre. Certes, il hérite des fortes personnalités de son grand-père et de son père, ce qui n'explique pas tout..
Martin Hirsch recherche ce qui est à la source de l'engagement et argumente en faveur d'un service -évidemment- civique.
La lecture de l'ouvrage, aisée et plaisante, nous promène dans le fouillis de ses souvenirs.
On ne manquera pas les deux épilogues qui, à leur façon, sont savoureux.

16,00
Conseillé par (Libraire)
19 février 2013

Dépaysant

Une jeune femme débarque en Afrique pour assister à un festival de cinéma. Elle tombe sous le charme de Seydou, le "poète de Keur Massar". Il lui demande de devenir sa femme et de le suivre dans son village. Elle se convertit à l'islam et devient sa deuxième femme.
En lisant son parcours amoureux, religieux et culturel, on s'immerge dans un autre monde qui surprend ou choque -notamment la cruauté de Seydou. On peut admirer son engagement, sa force, son enthousiasme. On peut ne pas comprendre, ne pas admettre cette soumission à l'homme. Mais on découvre, on ressent l'écart entre nos cultures.
Dépaysant, mais très intéressant.