Yv

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Je lis, je lis, je lis, depuis longtemps. De tout, mais essentiellement des romans. Pas très original, mais peu de lectures "médiatiques". Mon vrai plaisir est de découvrir des auteurs et/ou des éditeurs peu connus et qui valent le coup.

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20 novembre 2011

Coup de Coeur

Très longue lettre -moi qui ai déjà du mal à écrire une carte postale, je tire mon chapeau (façon de parler puisque je ne porte jamais de couvre-chef) à PJ Husson- dont on se demande bien pourquoi Husson l'écrit. On sent bien qu'il a une demande, mais celle-ci tarde à venir. Romain Slocombe sait ménager le suspense et nous emmène doucement vers l'épilogue formidable. Le lecteur est dans ce livre une sorte de voyeur, comme s'il lisait par dessus l'épaule de PJ Husson. C'est à la fois curieux, gênant et jouissif. Sentiment étrange que d'entrer dans les réflexions, dans la vie intime d'un grand homme reconnu et apprécié.

Mais surtout cette lecture est dérangeante, parce que l'auteur ne nous épargne ni les pensées, ni les écrits ni les déclarations de cet homme convaincu du bien fondé de la collaboration active avec les nazis :

"La Nation Française, gangrenée par l'individualisme corrupteur né de l'absurde théorie républicaine des droits de l'homme, me paraissait plongée dans une ahurissante apathie. L'anarchie démocratique, dénoncée avec lucidité par Charles Maurras, nous livrait aux quatre fléaux : juif, protestant, métèque et franc-maçon. [...] 1936 apporta à mon vieux pays gallo-romain l'humiliation d'être gouverné par un Juif : Léon Blum -subtil comme un talmudiste, perfide comme un scorpion, rancunier comme un eunuque et haineux comme une vipère-, cet étranger mâtiné de Bulgare, d'Allemand et de youtre, ce prophète de l'erreur, ce Machiavel à la triste figure s'incrusta à la tête de la France. A Paris, la radio prit l'accent yiddish. Accourus du fond des ghettos d'Orient à l'annonce de la victoire raciale, les nez courbes et les cheveux crépus se mirent à abonder singulièrement." (p.38/39/40)

Lire ce genre de propos qui émaillent cette lettre (l'auteur cite aussi des extraits de textes d'autres auteurs ou journalistes de l'époque, tout aussi terrifiants) n'est pas chose facile et légère. C'est une des raisons qui me poussent à écrire que ce livre est dérangeant. Mais passionnant ! Passionnant parce qu'il est d'abord extrêmement bien écrit. Ensuite, parce que R. Slocombe situe son texte dans la réalité, en donnant à son personnage académicien, des relations avec des gens ayant réellement existé, en citant des textes réels de journaux de l'époque. Procédé connu, certes, qui consiste à placer son personnage fictif au sein même de l'Histoire, mais qui me ravit toujours lorsque la greffe prend. Passionnant aussi parce qu'il fait de son personnage principal un type profondément détestable par les théories qu'il défend, qu'il crie haut et fort, mais il n'est pas que cela : il est aussi un homme amoureux, malheureux parce que l'objet de son désir est d'une part inatteignable (puisque la femme de son fils) et d'autre part il fait partie du peuple qu'il hait et méprise : les juifs. Il est très ambigu cet homme : capable de dire des mots terribles, d'avoir des phrases intolérables et impardonnables sur les juifs, les étrangers et dans le même temps, capable de faire l'impossible pour sauver sa belle-fille et sa petite fille.

J'ai avancé dans ce livre, de plus en plus perturbé, notamment dans la première partie dans laquelle l'académicien raconte les premières années de la guerre. Il s'interroge sur son ambiguïté, il se questionne, trouve des réponses, continue d'aimer follement Ilse sans jamais remettre en cause ses convictions profondes. La seconde partie est plus active, plus rapide puisque le dénouement approche.

Il me semble que si la littérature doit permettre de passer de bons moments avec des personnages et des situations divers, elle doit aussi interroger, déranger (et elle a encore probablement d'autres missions). Rien n'est plus triste qu'un livre dont le lecteur sort en se disant : "ouais, bof !" Romain Slocombe évite très largement l'écueil et rassemble ces deux parties de la littérature. N'hésitez pas, foncez ! J'hésite à parler de chef d'oeuvre, tellement nous sommes assaillis de termes plus louangeurs les uns que les autres ou de superlatifs dans les médias pour tout et rien ; je peux au moins vous parler de coup de coeur littéraire, car c'en est un !

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14 novembre 2011

Santa Clara est une petite ville paisible où il fait bon vivre. Le rhum y est divin, les producteurs heureux et l'orchestre emmené par Ibrahim Santos joyeux. Un jour, le Président (ici, on peut lire aussi le Dictateur) goûte ce fameux rhum unique et cherche à savoir d'où il vient. Personne , aucun gouvernant, malgré quelques recherches, ne connait Santa Clara, enclave totalement inconnue dans ce pays opprimé par les militaires. Dès lors, le pouvoir n'a de cesse de trouver cette oasis d'innocence et de joie de vivre et d'y faire appliquer des méthodes autoritaires pour rentabiliser le rhum.

La première partie est assez drôle, enlevée : l'opposition entre les habitants de Santa Clara qui vivent dans une sorte de félicité primesautière et les militaires au pouvoir qui viennent les voir emplit son rôle. Ces militaires sont ridiculisés, notamment le passage dans lequel le Premier Ministre (le frère du Président) a du mal à faire son discours, embêté qu'il est par "une mouche à la cuirasse verte et luisante [qui] n'arrêtait pas de se poser sur le bord épais de ses narines. [...] Il levait le bras en direction de la foule et faisait envers elle de grands gestes elliptiques, comme s'il la couvrait tout entière par la seule paume de sa main. Puis cette même paume venait tapoter avec noblesse sa poitrine décorée. Son autre main bougeait d'une façon nettement moins aristocratique, puisque l'amour que portait la mouche verte à ses narines était à son apogée." (p.55/59)

Jusqu'à l'arrivée de l'émissaire, l'ingénieur agronome chargé de rentabiliser la rhumerie, tout va très bien dans le meilleur des mondes : les agriculteurs cultivent leur canne à sucre pour le plus grand bonheur des buveurs de rhum ; la farce et la fable sont encore joyeuses. Puis, suite à cette arrivée, le livre se fait plus dur, plus sombre. La fable devient critique de la société de consommation, de la soif de progrès et d'avancées technologiques au mépris des besoins réels, du bien-être des populations et du mal que l'on fait à la terre mais aussi aux hommes, donc à nous-mêmes :

"- C'est après la terre qu'ils en ont, après la terre et ce qui sort de la terre, dit le vieux Ruiz depuis sa chaise en teck. Ces hommes ont trop de pouvoir pour se contenter d'apprécier une bonne bouteille et décamper. [...]

- Tu crois qu'ils veulent réquisitionner nos terres ? se lança Alfonso Bolivar

- Nos terres ne sont plus les nôtres depuis que ces hommes les ont foulées, répondit le vieux Ruiz." (p.132)

Yamen Manai oppose les traditions qui permettent de vivre, chichement certes, mais heureux au progrès et à la course au profit. C'est sans doute banal comme opposition, caricatural sûrement, et un peu facile sans aucun doute, mais il le fait dans une écriture, souvent drôle avec de jolies trouvailles, je l'ai déjà dit, parfois plus noire et toujours très poétique et très liée aux contes. Les personnages ne sont pas en reste : Lia Carmen la belle liseuse d'avenir dans le marc de café, le vieux Ruiz, une sorte d'Agecanonix américain du sud plutôt que breton, Alfonso Bolivar le barbier qui se mèle de tout, Joaquin le jeune ingénieur par qui le malheur arrive est plus complexe que le simple "méchant" de service et Ibrahim Santos, le joueur de viole, qui à la fin de ses sérénades donne la météo à venir –sans jamais aucune erreur- et donc permet aux agriculteurs de s'adapter aux conditions, cette ville totalement coupée du monde réel qui vit sans contrainte : une sorte d’Eldorado pour les conditions de vie.

Vers la fin, entre deux chapitres apparaissent des apartés : une phrase empruntée à Nietzsche, un passage du Coran ou encore, une nouvelle de 4 pages, un cauchemar de l’écrivain, a priori sans rapport avec le livre puisque très actuel dans l’écriture, mais qui n’est finalement que l’aboutissement de son raisonnement et ce qui risque bien de nous arriver si ce n’est pas déjà le cas.

Si vous ne connaissez pas encore les éditions Elyzad, c'est le moment de vous y mettre et ensuite -ou avant ou pendant, je ne voudrais forcer personne- d'aller voir leur très beau et très bon catalogue ; si vous les connaissez, vous savez que vous pouvez y aller sans risque.

Yamen Manai écrit là son deuxième roman, pas toujours l'exercice le plus facile, mais il passe brillamment le test.

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14 novembre 2011

C'est par de courtes nouvelles que l'auteur parle de cet événement terrible et honteux qu'est la rafle du Vel d'hiv'. Quatre nouvelles aussi poignantes les unes que les autres, avec une mention spéciale pour la seconde qui donne son titre au livre. Mention spéciale, parce qu'elle est reliée de manière directe à l'actualité. Michaï, vieux musicien rescapé des camps, le seul de sa famille à avoir échappé cependant à cette rafle, rencontre Nicolaï, jeune musicien tzigane, qui lui, a évité le démantèlement du camp dans lequel il vivait. Ce camp a été détruit deux jours avant la commémoration de la rafle du Vel d'hiv'. L'auteur rappelle fort justement que les tziganes furent aussi les victimes des nazis et qu'ils furent déportés, reconnaissables au triangle marron qu'ils arboraient en lieu et place de l'étoile jaune. "L'expulsion avait dû être expéditive. C'était presque toujours ainsi : les autorités locales chassaient les descendants des martyrs pour honorer ceux-ci en paix." (p.21). D'un côté on rassure l'électeur, mais de l'autre on n'oublie pas d'honorer les morts de la guerre, déportés pour la seule faute d'une religion, d'une origine géographique, d'idées politiques ou d'une préférence sexuelle (puisque les homosexuels ont aussi été déportés).


A notre époque où il est courant et quasi "normal" de démanteler des camps de Roms, de renvoyer les étrangers en situation irrégulière, sans s'occuper de savoir ce que deviendront tous ces gens, il m'apparaît sain que des écrivains prennent leurs plumes et écrivent sur les pires heures de notre histoire. La finesse d'Hubert Haddad est de lier les événements vécus par ses personnages à des époques différentes. Sa finesse est aussi à trouver dans son écriture, toujours très soignée aux mots choisis et pesés. Point d'envolées lyriques, mais des propos justes et précis. Néanmoins le texte ne manque pas de poésie, dans les descriptions, dans les rêves et pensées des personnages.

D'Hubert Haddad, je connaissais déjà -et j'avais beaucoup aimé- Palestine et son dernier roman -mais là, je n'ai pas réussi à aller au bout- Opium Poppy, toujours chez Zulma.

Un petit livre pour un grand message normalement universel : "Ce qui mûrit le mieux au monde, ce sont les rencontres." (p.34). Encore faut-il qu'on veuille rencontrer autrui, me permettrais-je d'ajouter.

Une nouvelle fois les éditions Zulma éditent un incontournable et cette-fois-ci en plus de l'être il est également court et lisible par tous et accessible puisque seulement à 4.50 €. Donc aucune raison de passer à côté.

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4 novembre 2011

Je n'ai pas lu le roman précédent de Sorj Chalandon, Mon traître, (en fait je découvre cet auteur, si je mets à part ses papiers dans Le Canard Enchaîné) qui raconte la même histoire, mais vue du côté d'Antoine, le Français, l'ami de Tyrone et l'ami de l'IRA. Là, le narrateur est Tyrone et on entre de plein fouet dans la véritable guerre entre l'Irlande et l'Angleterre (voir l'entretien de l'auteur ici qui explique tout cela)

C'est un livre qui vous prend dès les premiers mots et qui ne vous lâche pas avant la fin. Voici d'ailleurs les phrases qui entament ce roman :

"Quand mon père me battait il criait en anglais, comme s'il ne voulait pas mêler notre langue à ça. Il frappait bouche tordue, en hurlant des mots de soldat. Quand mon père me battait il n'était plus mon père, seulement Patraig Meehan. Gueule cassée, regard glace, Meehan vent mauvais qu'on évitait en changeant de trottoir. Quand mon père avait bu il cognait le sol, déchirait l'air, blessait les mots. Lorsqu'il entrait dans ma chambre, la nuit sursautait. Il n'allumait pas la bougie. Il soufflait en vieil animal et j'attendais ses poings." (p.13)

Ensuite, on plonge en plein coeur de la guerre menée par l'IRA, cette armée secrète qui a rêvé d'une Irlande indivisible et unie. Une armée hétéroclite. "Des soldats de l'ombre, des enfants sans pères, des femmes sans plus rien. Tristes et las, nous étions une humanité sombre. Avec la pauvreté, la dignité, la mort, ces compagnes de silence." (p.258)

L'histoire de Tyrone est indissociable de celle de son pays : il n'a vécu que par lui et pour lui, jusqu'au moment de sa trahison qu'il fait encore pour tenter de le sauver, lui et ses habitants. Les interrogations sont poussées, parfaitement posées. Cet homme est pétri d'humanité bien qu'il ait mené un combat particulièrement violent. Il est rongé par le remords, par les regrets. Un vrai personnage humain, plein de contradictions, de colères, de violences et de tendresses. Un personnage travaillé en profondeur, intense, dense.

Sorj Chalandon a une écriture simple et forte. Son roman est très dialogué, très documenté : je me souviens de Bobby Sands, mort d'avoir poursuivi une grève de la fin de 66 jours avec en face de lui, une Margaret Thatcher totalement sourde aux revendications des prisonniers irlandais ; plusieurs après lui sont morts également des mêmes conséquences, sans que la dite Mme Thatcher ne fasse un geste !

C'est un bouquin qui vous prend aux tripes, qui vous remue et duquel vous ressortez à la fois avec la sensation d'avoir lu un très grand livre, mais aussi avec une sorte de gêne, de révolte, un sentiment d'injustice envers Tyrone. Un roman qui permet de se remettre en mémoire un conflit pas si vieux que cela puisque le processus de paix date des années 90, qui se passait à nos portes.

Un conseil avant que vous n'ouvriez ce livre : prévoyez du temps, parce que vous risquez de ne pas vouloir le refermer de sitôt !

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17 octobre 2011

Les éditions La branche lancent la collection Vendredi 13, et excusez du peu, mais ont déjà publié Michel Quint donc, J-B Pouy et Pierre Bordage ! Et sont prévus Olivier Maulin, Jean-Marie Laclavetine Patrick Chamoiseau et Alain Mabanckou, entre autres. Très alléchant !

Pour Close-up, ce qui m'a emballé tout de suite, c'est le style, la langue de Michel Quint. Je me suis régalé de ses phrases qui alternent le plus beau français, avec des expressions latines (c'est le dada, le TOC même, de Bruno) et les mots de patois lillois ou d'argot. Et ses phrases, très ponctuées, triturées, déstructurées. Quel plaisir de lecture avant tout ! Un exemple ?

Allez, je suis bon :

"Ce soir, pas long après la Toussaint, quand les larmes écloses au bord des tombes n'ont pas encore séché aux joues mais que le parfum des fêtes allume déjà l'oeil, marché de Noël, grande roue sur la place de la Déesse et tout le tralala, elle glisse de son tabouret, et tend le bras, paume ouverte, pour accueillir cinq hommes et une jeune femme blonde qui entrent en secouant la brume de leurs épaules." (p.9/10)

J'en ai plein d'autres que j'ai notés et notamment les descriptions des personnages qui sont absolument formidables. Lorsque Bruno fait les présentations de sa belle-famille à Miranda, lors de la soirée où elle lance sa prédiction, on a presque l'impression d'être à l'hippodrome ou à une parade hippique, avec belles dames et beaux messieurs :

"Elle s'arrête au passage dire deux mots à un vieux monsieur, tout blanc de poil, une tête de percheron sournois, les dents aussi et la carrure, les paluches comme des pâturons. [...] Miranda passe ainsi en revue, Henri Vailland, frère aîné d'Eléonore, autre cheval, plus grand que son père, les attaches plus fines, mais la gueule, la gueule, il est carnassier ce bourrin-là, et pas à son aise, mou de partout, sauf du ratelier... [...] Jeanne aussi, la cadette, moins jument, quand même de la race, costaud, en robe longue, vraisemblablement d'un jeune créateur audacieux du froufrou et belge, belge comme son mari, Charles Dierickx, "dans les affaires", exactement du négoce par ci par là, un peu de tout, un maigrelet qui respire peu pour bomber le torse, une tête de jockey de trot, avec écrit margoulin partout sur lui, même dans l'accent à la Brel qu'il n'a pas." (p.43/44/45)

Vous l'avez compris je me suis régalé de l'écriture de Michel Quint. Maintenant, qu'en est-il de l'histoire ? Eh, bien assez nébuleuse et rebondissante pour qu'on s'y intéresse aussi. L'auteur maîtrise bien ses effets et nous les distille à petites doses, pour nous garder vigilants. Je pourrais dire que la relation entre Miranda et Bruno est assez prévisible -mais pas désagréable-, mais c'est vraiment le seul reproche que je pourrais faire à Michel Quint.

Le seul ? Pas sûr, lisez plutôt cela :

"Elle sait que sa voix a grimpé dans les aigus, qu'elle fait ado hystérique à un concert de Frédéric François..." (p.114)

Qui pourra croire que Frédéric François s'attire encore des cris d'adolescentes ? Et même des adolescentes dans ses concerts ? Et même simplement des concerts ? (Désolé, mes soeurs ! Ne lisez pas ceci, vous qui vous pâmâtes devant ce ... chanteur, pour mon grand malheur -et celui de mes frères-, nous qui fûmes obligés de l'entendre, parfois brailler depuis votre chambre, en duo ou trio avec vous-mêmes !)

Las, M. Quint, je suis désolé de vous dire que vous n'êtes point crédible, vous eûtes été plus inspiré en écrivant : " Elle sait que sa voix a grimpé dans les aigus, qu'elle fait ado hystérique à un concert de Justin Bieber..."

Mais que cela ne vous empêche pas -oh que nenni- de vous précipiter sur ce livre pour déguster, que dis-je pour vous empiffrer, de la belle langue oncteuse, pulpeuse, généreuse et plein d'autres adjectifs en "euse" de Michel Quint !