Le combat ordinaire - tome 1
Éditeur
Dargaud
Date de publication
Collection
Poisson Pilote
Séries
Le combat ordinaire
Langue
français
Code dewey
741.5
Fiches UNIMARC
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Le combat ordinaire - tome 1

Dargaud

Poisson Pilote

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Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu'il trouve
qu'il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu'il en a marre de
photographier "des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir". À
part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui
l'appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans
Des souris et des hommes : "J'aurai un petit lapin et je l'appellerai Georges,
et je le garderai contre mon coeur." Il a des parents au bord de la mer. Un
papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur
de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s'inquiète pour
lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu'il va sûrement
choper, comme le fils de Mme Bergerin. Après une virée affectueuse (et
éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans
la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d'un caractère "affirmé"),
qui se fait charcuter par le gros chien d'un sale con de chasseur. À cette
occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit
vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que
tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager
avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux
émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant
de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. "J'ai
encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en
plaque d'égout", disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes.
Il évitera la plaque d'égout : il fera juste ce qu'il faut pour retrouver
Émilie. "C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente,
d'horreurs banales et d'un chat pénible", écrit Larcenet. C'est aussi un
scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite
l'ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur
et à la détresse. (Sans parler du chat ou d'Emilie, le moindre canapé est
craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d'une
renaissance, est l'album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur — en
attendant le suivant.
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