Petits combattants
14,50

« Je savais que nous étions en guerre », ainsi commence Petits Combattants, monologue intérieur d’une fillette d’une dizaine d’années qui retrace ce qu’il est advenu d’elle et de son petit frère après que leurs parents, militants de gauche, ont été « emmenés » au début de la dictature militaire argentine, tandis qu’eux dormaient. Après que « le Pire » a eu lieu, ils sont recueillis par un oncle et une tante, fervents communistes, à Buenos Aires. Avec eux vivent leurs deux grands-mères, celle avec laquelle ils ont grandi et qui était présente la nuit du drame, larmoyante reine du crochet, et l’autre, juive, un peu folle, qui évoque souvent le soulèvement du ghetto de Varsovie. La fillette, imprégnée du regard de ses parents sur le monde, se sent investie d’une mission : résister, car la Révolution est au bout du chemin. Elle enrôle son petit frère mais comprend vite qu’une résistance ouverte peut créer des problèmes. Alors, elle préfère choisir le camouflage plutôt que de risquer l’orphelinat, « la prison des enfants ». Chroniqueuse d’un quotidien fait de peurs, de souvenirs heureux, de larmes retenues et de fol espoir, l’auteur entraîne le lecteur dans un monde d’enfants ayant mûri trop vite, toujours sur la défensive et qu’une vague d’émotion peut submerger à l’improviste. Un livre fort, drôle, vrai, émouvant.


Traité sur la Tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, (1763)
2,00

Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.
Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabililé des juges et les effets pervers des lois.



La parole contraire
8,00

«Je revendique le droit d'utiliser le verbe "saboter" selon le bon vouloir de la langue italienne. Son emploi ne se réduit pas au sens de dégradation matérielle, comme le prétendent les procureurs de cette affaire. Par exemple : une grève, en particulier de type sauvage, sans préavis, sabote la production d'un établissement ou d'un service. Un soldat qui exécute mal un ordre le sabote. Un obstructionnisme parlementaire contre un projet de loi le sabote. Les négligences, volontaires ou non, sabotent. L'accusation portée contre moi sabote mon droit constitutionnel de parole contraire. Le verbe "saboter" a une très large application dans le sens figuré et coïncide avec le sens d'"entraver". Les procureurs exigent que le verbe "saboter" ait un seul sens. Au nom de la langue italienne et de la raison, je refuse la limitation de sens. Il suffisait de consulter le dictionnaire pour archiver la plainte sans queue ni tête d'une société étrangère. J'accepte volontiers une condamnation pénale, mais pas une réduction de vocabulaire.» Erri De Luca. Auteur d'une œuvre abondante et l'un des écrivains italiens les plus lus dans le monde, Erri De Luca est aujourd'hui poursuivi en justice pour avoir soutenu le mouvement NO TAV qui s'oppose à la construction de la ligne à grande vitesse du val de Suse.
Auteur d'une œuvre abondante et l'un des écrivains italiens les plus lus dans le monde, Erri De Luca est aujourd'hui poursuivi en justice pour avoir soutenu le mouvement NO TAV qui s'oppose à la construction de la ligne à grande vitesse du val de Suse.


La voleuse de livres
8,30

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret… Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres…

« Best-seller international, cette fable singulière envoûte par son audace et son originalité. » Questions de femmes

« Ironique et paradoxal, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d'ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes. » Le Monde des Livres

Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse