Comme si j'étais seul

Marco Magini

Herve Chopin Ed

  • Ce roman magistral a pour toile de fond le massacre de Srebenica. Trois récits alternent. Celui de Dirk, un Casque bleu néerlandais. Celui de Roméo, juge espagnol qui officie au tribunal pénal international. Et celui de Drazen, un soldat yougoslave enrôlé dans l'armée serbe. Trois personnages impliqués de près ou de loin dans ce massacre, le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale. Trois voix qui résonnent. Entre un total désespoir, un absolu besoin de justice et une impossible rédemption... "A Srebrenica, la seule façon de rester innocent était de mourir". Un bijou !


  • 18 décembre 2016

    Dans la tourmente de la guerre

    On sait de l'auteur, un jeune trentenaire, qu'il a suivi (brillamment) des études en économie internationale et qu'il travaille sur le changement climatique et l'économie durable. Et que « Come fossi solo », son premier livre, a fait grand bruit en Italie lors de sa parution en 2014. Finaliste du prix Calvino, du prix Strega (un Goncourt transalpin), lauréat à Chambéry, il a même remporté le prix « un roman pour le cinéma ». Il faut dire que Marco Magini, par ailleurs collaborateur pour le « Huffington Post » italien, s'est attaqué à un épisode tragique du conflit en ex Yougoslavie : le massacre de Srebenica. En s'appuyant sur les documents du procès d'un des responsables « anonymes » de la tuerie condamné par le Tribunal Pénal International, le primo-romancier a façonné un texte implacable.

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  • par (Libraire)
    14 novembre 2016

    Ils étaient seuls !

    La guerre en Yougoslavie en 1995 racontée par trois personnes ; le jeune militaire engagé dans l’armée Serbe par nécessité pour nourrir sa famille, le juge espagnol du tribunal international à La Haye qui espère finir sa carrière avec une affaire importante et le soldat néerlandais des casques bleus de l’ONU.
    Dans ce premier roman, Marco MAGINI, déjà lauréat de plusieurs prix, nous raconte avec brio leurs expériences, l’espoir, la peur, la violence, l’impuissance et le renoncement, toutes les horreurs de cette guerre qui s’est déroulée aux portes de l’Europe.


  • par (Libraire)
    26 août 2016

    Un nécessaire coup de point

    Le rentrée littéraire nous offre un tel panel d'expériences et de sentiments. Et parfois, la rentrée littéraire nous impose des romans. Des textes nécessaires dont fait assurément partie Comme si j'étais seul.

    Marco Magini a construit un texte en trois voix : un jeune père Yougoslave enrôlé dans l'armée serbe, un jeune père hollandais casque bleu de l'ONU, et un juge espagnol au crépuscule de sa carrière. Ce roman se situe entre l'ex-Yougoslavie et le tribunal de la Haye. Ces trois voix vont l'une après l'autre construire le drame du génocide de Srebenica : entre un militaire enrôlé avant tout pour survivre et protéger sa famille, un casque bleu indifférent au conflit notamment car les décisions de son commandement lui sont inaudibles, et enfin un juge carriériste devant juger des crimes de guerre au sein d'un tribunal balbutiant.

    Marco Magini cherche à comprendre comment un homme réfractaire aux théories de pureté de race peut se retrouver à abattre à la chaîne des civils. Il cherche à comprendre comment une force de paix internationale peut être aussi inefficace, voire aux confins du grotesque. Enfin il interroge chacun d'entre nous sur la responsabilité d'un simple soldat lors d'un génocide.

    Marco Magini a su saisir magistralement la duplicité de la nature humaine. Ce texte est profondément troublant, je l'ai lu comme on prend un coup dans le ventre : entre sidération, dégoût et révolte. Ce n'est pas un énième récit de guerre, c'est un appel à nous tous : essayons de comprendre comment des haines fabriquées mènent à des actes on ne peut plus dramatiquement réels.